L’effroyable imposture du Rap

L’effroyable imposture du Rap

Le Rap un instrument commercial, qui serait prêt à le nier aujourd’hui ?

Mais au-delà de ce fait quasiment établit aujourd’hui, qui est prêt à affirmer que cette instrumentalisation se trouve dans les premiers pas du hip hop ?

Contrairement à ce que semblent penser les nostalgiques de l’époque scandant souvent le slogan « le rap c’était mieux avant ». Mathias Cardet, pseudonyme cachant l’identité d’un ancien membre du gang Black Dragon, l’affirme et nous montre les ficelles qui ont porté le rap, de la Zulu Nation au rap de Booba en passant par Jay-Z, Tupac ou NTM.

Contrairement à ce qu’affirment  les inrocks  à savoir que l’auteur nous annonce que « le rap ne serait que manipulations de l’industrie, des politiques et du FBI pour abrutir la communauté noire et remplir les poches des publicitaires », Mathias Cardet nous offre le contexte historique et mentionne les rapports de force existants dans des Etats-Unis sous- tensions par une communauté noire qui lutte pour sa reconnaissance égalitaire.

Il expose ainsi l’historique du noir qui lutte pour qu’il soit reconnu en tant que citoyen par un activisme souvent radical, pour de fil en aiguille devenir un noir adoptant un comportement ultra-libéral, prônant le droit au plaisir comme l’homme blanc, qu’il trouvera dans la baise, la drogue et l’argent. Le noir rebelle luttant pour ses principes jusqu’au noir inoffensif luttant pour sa compatibilité avec le consumérisme.

Car l’auteur l’annonce, le rap n’est que la promulgation concrète d’un mythe cinématographique du noir qui s’émancipe par la baise et l’argent qu’il gagne comme il le peut (souvent par la drogue comme dans le film « Superfly »). Mythe cinématographique construit de toute pièce afin que le noir du ghetto s’encastre dans la machinerie ultralibérale tout en conservant l’apparence subversive du comportement adopté, amalgamant le combat et la violence.

Pour bâtir ce point de vue, Mathias Cardet pointe du doigt les réels accointances qui permettent de penser la chose comme quelque chose de totalement logique. Il y est par exemple montré que le film Superfly, glamourisant l’image du dealer noir, a été produit par la Warner à l’époque où celle-ci était en relation direct avec le clan Genovese, famille mafieuse réputée de l’époque (impliquée dans la vente de drogue).

L’effroyable imposture se trouve dans la fabrication du mouvement rap par la bourgeoisie de gauche américaine afin de servir des intérêts commerciaux (dans le sens de la vente de disque) mais aussi comportemental insufflant le consumérisme, à savoir le rappeur du ghetto qui veut sa paire d’Adidas

   ou sa cadillac
 .

Pour les nostalgiques de l’ancienne époque, ce livre démontera potentiellement ce sentiment, mais contrairement à la tendance actuelle, « L’effroyable imposture du rap » n’est pas un pamphlet ciblant les rappeurs, il ne fait que montrer la structure sur laquelle est produite la « musique » de grande surface qui parvient à nos oreilles et qui n’est aucunement destinée à un avenir révolutionnaire.

Vous y apprendrez que Puff Dady comme Suge Knight ont été des « nègres de façade » destinés à crédibiliser les productions de rap, servant des intérêts financiers qui n’avaient rien à voir avec l’atmosphère ambiante du voyou des ghettos.

L’auteur prendra tout de même le risque de faire une analyse sociologique en pointant l’instrumentalisation politique du rap lors de son essor en France : transformer une crise sociale en une crise ethnique. Il faudra probablement quelques lectures de plus au lecteur néophyte pour s’en convaincre, cependant l’analyse semble souffrir d’aucune contradiction.

On regrettera malgré tout la quasi-absence de références de l’auteur pour approfondir certaines affirmations (exemple: « La CIA a assassiné Martin Luther King ») qui n’entache cependant pas la trame globale du livre.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce livre arrivera probablement comme bienvenu pour de nombreux auditeurs de rap qui se concentrent sur des artistes qui en valent la peine et qui subissent tous les jours les caricatures d’un rap grotesque qui ne les reflète d’aucune manière. Il donnera également matière à la critique de ces rappeurs vulgarisant la  femme en prostitué, pourtant eux-mêmes travestis dans une structure marchande propice à l’ultralibéralisme et à la perte des valeurs humaines fondamentales (exemple : l’amour et l’amitié substitué par le sexe et l’intérêt commun).

Un livre qui étonne par la simplicité des relations mises à nues qui n’ont pourtant jamais été dénoncées par quelconques auteurs, les auteurs dissidents préférant généralement se cantonner aux gros poissons de la finance et de la politique.

Le livre étant édité chez Kontre Kulture, maison d’édition fondée par Alain Soral, l’auteur souffrira probablement de critiques inhérentes aux détracteurs de Soral. Le livre ne s’inspire pas d’idées récupérées par Soral bien qu’il n’est sans surprise sans incompatibilité avec les convictions de ce dernier.

En attendant de voir un jour la percée des rappeurs d’intérêt qui sont nombreux à mériter l’audimat des imposteurs actuels promotionnés, je ne peux que recommander la lecture de ce bouquin et de continuer la promotion des artistes authentiques.

Pour vous procurer L’effroyable imposture du Rap cliquez ici

CHRONIQUE REDIGEE PAR L’OEIL DE SATAN

8 Commentaires

  • mars 14, 2013

    Devilwu

    Merci pour cette chronique! Je n’étais tombé que sur des attaques sur ce livre et avoir un avis (construit) contraire est ce qu’il me fallait pour m’y intéresser.

  • mars 20, 2013

    igor

    ssoral est une nazillon du front national qui a tenté de manipuler les musulmans pour aller voter lepen(la sioniste)comme çà n’a pas marcher et que certains musulmans lucides comme ades veulent lui faire la peau..ssoral la pleureuse comme le surnomme mukuna qui a verifié que ssoral n’a pas de couilles et roule pour le systeme franc mac sataniste des lepn..ssoral essais nde manipuler cardet un ex black dragon en mal de frics pret à s’afficher avec le nazillon raciste ssoral

  • avril 15, 2013

    your mum is mine

    igor ,JUSTE kishishishishi LOL
    tiens lis et arretes de cracher sur des gnes derriere ton pc mon poulet ou tu vas frire
    http://phase2rap.blogspot.fr/2013/03/quelques-questions-kemi-seba.html

  • avril 25, 2013

    igor

    soral la boxeuse raciste qui suce les sionistes du fhaine de lepen pret à sucer dupontaignan car aliot,,le mec de marine lepen le dit lui meme:soral est gourou d’une secte de gamins sans cervelles;http://www.lejdd.fr/Politique/Depeches/Le-FN-contre-Alain-Soral-588271
    soral le nazillon n’a pas de couilles comme le demontre mukuna:http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/lettre-ouverte-a-alain-soral-96194
    soral a tellement la trouille de se prendre une bastonnade par les musulmans qui ont compris que c’est un manipulateur à la solde des sionistes qu’il se cache derriere son chimpanze dieudonne des que sa chauffe;et essaie de manipuler les cretins comme cardet et dalton;autres negros de services;alors que soral insulte les noirs:http://www.hellocoton.fr/alain-soral-terrifie-par-olivier-mukuna-6647301

  • avril 30, 2013

    G. D.

    Je suis très déçu que les échos du Hip Hop relayent ces infos qui sont un four tout manipulateur sans réèl fondement scientifique. En effet, le mouvement rap n’a pas été fabriqué par  » la bourgeoisie de gauche américaine ». Il tire son origine dans les quartiers délaissés des grandes métropoles (cf : Cool Herc et les premières blocks party). Pour citer un bouquin que je trouve bcp plus renseigné cf : Rap Ta France : « Le rap est issu des milieux urbains voués au silence. Plus qu’un mouvement musical, le rap est avant tout un mouvement de conscience sociale ». L’industrie capitaliste a fait son beurre dessus, mais le mouvement de fond est toujours bien présent. Il suffit de faire un tour sur votre site pour voir que la grande majorité du rap qui est produit, est indépendant et ne génère pas plus d’argent que ça. De plus, les éditions Kontre Kulture ont sorti ce bouquin au moment où la majorité des médias parlaient du clash Booba/La Fouine : sous couvert de critiquer la rap bizness elles font leur beurre dessus…

  • juin 12, 2013

    Charles

    qu’est ce qui faut pas entendre de la part de Igor…

    Et Joe Dalton, il s’est fait manipulé lui aussi ?

    Ades un musulman lucide ? MDR, le mec est simplement un demeuré qui se revendique musulman, c’est très différend ! il suffit pas de dire inch allah a tout bout de champ ou citer une sourate pour être un musulman !

    Je crois que t’es à côté de la plaque Igor et un minimum de culture te ferait le plus grand bien pour y voir plus clair.

  • août 22, 2013

    sev

    @Igor le Troll : traiter Dieudonné de sionniste… on aura tout lu, ou plutôt rien sous ta plume! j’ai perdu quelques secondes de ma vie à penser que t’avais des choses à dire.

  • septembre 7, 2013

    guy

    cardet le nouveau chimpanze de soral et lepen apres dieudo le bounty

laisse un commentaire